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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
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Génial, une étude qui prouve ce qu'on ressent depuis des années | 01 juillet 2009

Contrôles d’identité : Noirs et Arabes d’abord, selon le CNRS

France Info - 08:51

Lu sur France Infos

Une étude du CNRS dénonce le "profilage racial" opéré par la police parisienne. En clair, Noirs et Arabes ont deux à 15 fois plus de chances de se faire contrôler que les Blancs, chiffres à l’appui…

 

Les jeunes Français d’origine immigrée se plaignent depuis longtemps d’être les cibles privilégiées de contrôles d’identité répétés et stigmatisants. Pour la première fois, une enquête le prouve, chiffres à l’appui.

Ce travail, financé par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros a été menée en collaboration avec deux chercheurs français du CNRS, sur la base de plus de 500 observations "discrètes" aux abords de la gare du Nord et de la station de métro Châtelet-Les Halles à Paris, entre novembre 2007 et mai 2008.

Résultat : les Noirs courent entre 3,3 et 11,5 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés. Et les Arabes jusqu’à 15 fois plus ! L’étude fait également le lien entre les contrôles policiers et le style de vêtements – hip-hop, tecktonic, punk ou gothique – porté par les personnes.

Selon l’Open Society Institute, "cette étude apporte pour la première fois en France des données quantitatives qui établissent l’existence du profilage racial, confirmant des décennies de rapports anecdotiques".

Interrogé par l’AFP, la porte-parole de la préfecture de police de Paris évoque des "paramètres policiers empiriques". Mais ajoute que "statistiquement vous avez plus de chances de trouver du shit sur un rasta que sur un cadre supérieur en costume…".

Gilles Halais, avec agences

Publié par Malaga à 13:17:28 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Je voulais te dire que je t'attends | 18 mai 2009

Et tant pis si je perds mon temps...


J'adore cette chanson, même si les paroles sont très très tristes . Sortez les mouchoirs.


Je voulais te dire que je tattends. ( BOF A la folie, pas du tout) - Maurane

Je voulais te dire que je t'attends
Et tant pis si je perds mon temps
Je t'attends, je t'attends tout le temps
Sans me décourager pourtant
Comme quelqu'un qui n'a plus personne
S'endort près de son téléphone
Et sourit quand on le réveille
Mais ce n'était que le Soleil

Je voulais te dire que je t'attends, version interprétée par Maurane. L'original est de Michel Jonasz.

Publié par Malaga à 23:39:57 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

La France qui vole haut | 14 mai 2009

On pensera ce qu'on veut de la Garde des Sceaux, de son incroyable parcours et de sa compétence (à prouver, éprouvée, à trouver ?), je n'ai pas d'avis ayant des connaissances en droit proche de zéro mais les magistrats ont chacun leur avis sur la question.
Par contre, il est une chose qui m'étonne grandement...

Depuis quand utilise-t-on le site du Ministère de la Justice censé représenter les institutions françaises, le droit pour balancer des méchancetés sur sa rivale politique ?
Je sais bien que l'exemple d'en haut n'est pas très glorieux (casse-toi, pauvre c* - au fait c'est dans combien de nuits 2012 ?) mais ce n'est pas une raison.

La classe et l'élégance verbale de la clique Sarkozienne dans toute sa splendeur est visible et . (oui, ce sont bien des sites censés représenter la parole de l'Etat. Pauvre France).

C'est tellement pitoyable, qu'on dirait que c'est elle même qui est allée poster ça sur le site, le soir, toute seule, toute énervée entre 23h et minuit via le back-office du site du Ministère. Au secours !

Publié par Malaga à 14:13:08 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Juste quelqu'un de bien | 14 mai 2009

Le christianisme, c'est bien... mais je suis déjà quelqu'un de bien !>>



Enzo enzo sur Taratata >>

Publié par Malaga à 10:45:17 dans La Bible, ca fait réfléchir ... mais c'est pas grave | Commentaires (0) |

Des chiffres, des chiffres, oui mais des reconduits ! | 30 avril 2009

Des sans-papiers arrêtés alors qu'ils tentaient de rentrer au pays

Venant d'Italie, ils ont été arrêtés à la frontière franco-espagnole, alors qu'ils retournaient au Maroc. Victimes de la politique du chiffre.

La Police aux frontières à Roissy en 1993 (Pascal Aimar/Tendance floue)

On croit parfois que parler de « politique du chiffre », c'est, au choix, théorique, désincarné, militant. Mais, ce mercredi 29 avril, une salariée de la Cimade à Perpignan a fait remonter une histoire qui est tout sauf abstraite. Samedi dernier, le 25, quatre bus en provenance d'Italie ont été interceptés par la police française à hauteur de l'ancien poste frontière du Perthus, à quelques mètres de l'Espagne.

A bord, essentiellement des Marocains qui cheminaient vers leur pays d'origine. Tous avaient commencé le voyage en Italie, où ils vivaient. Aucun n'était monté dans le bus sur le territoire français, où ils se contentaient de transiter.

Le bus s'apprête à quitter la France mais, ce jour-là, la PAF décide d'intensifier les contrôles d'identité sur l'autoroute. Sur quatre bus, treize Marocains sont débarqués. Ils sont pourtant nantis d'un billet retour à destination du Maroc et ne risquent plus de mettre le pied sur le territoire français puisque la frontière est à quelques mètres.

La Cimade, qui agit auprès des migrants, ne se lasse pas de souligner l'absurdité de la chose. Ainsi, cette salariée locale qui hallucine :

« Si encore on les avait contrôlés à l'entrée sur le territoire français, en sortant d'Italie, en estimant qu'ils étaient susceptibles de descendre du bus à Marseille ou à Perpignan… Mais là, l'Espagne était à deux mètres, ils n'avaient aucune possibilité de rester en France ! »

La France, plus une destination, une zone de transit

Sur le papier, ils n'ont pas de titre de séjour valable pour l'espace Shenghen mais, dans les faits, la France n'est plus concernée par leur présence puisque c'est en Italie qu'ils avaient séjourné avant de rentrer au pays. Pourtant, après leur interpellation, les forces de l'ordre les expédient en centre de rétention, après une longue garde à vue.

Les treize personnes arrêtées samedi dernier sont toujours en rétention cinq jours plus tard. Un seul, dont le père est gravement malade, a été autorisé à rentrer plus rapidement au Maroc. Pour les autres, « il faudra attendre pas mal de jours car il y a énormément de Marocains dans les CRA en ce moment », estime la Cimade de Perpignan.

Ubuesque ? Sans doute, mais pas inédit : au mois de mars, la même salariée de la Cimade avait déjà dénombré 32 cas similaires, rien que pour des ressortissants marocains. Déjà, à l'époque, il s'agissait d'envoyer en rétention des étrangers qui transitaient par la France. La plupart rentraient définitivement chez eux.

Pour l'association, il s'agit d'une énième illustration par l'absurde de « la politique du chiffre » :

« Phénomènes récurrents, ces arrestations à la frontière franco-espagnole sont utilisées par les préfectures pour atteindre les quotas qui leur sont fixés par le ministère de l'Immigration : une fois le centre de Perpignan parvenu au maximum de sa capacité, un nouveau transfert dans d'autres CRA de la région, à Nîmes par exemple, est imposé aux personnes. Obéissant uniquement à une logique comptable, ce transfert augmente encore le stress et l'humiliation des personnes. »

Pour info, les treize Marocains arrêtés le week-end dernier ont tous été reçus par un magistrat, comme le veut la procédure. Lequel a avalisé leur envoi en centre de rétention, y compris lorsque ses interlocuteurs lui affirmaient, titre de transport à l'appui, être sur le chemin du retour. A certains, il a proposé de passer l'éponge et de les relâcher pourvu qu'ils repayent un billet aller simple.

Après moult sollicitations et plusieurs allers et retours entre la Préfecture des Pyrénées-Orientales et la PAF locale qui se renvoyaient la balle, Gilles Priéto, secrétaire général de la Préfecture, a finalement confirmé les informations dont Rue89 disposait. Mais tempère tout de même la mobilisation de la Cimade :

« Rien ne dit que certains des Marocains interpellés ne se seraient pas arrêtés en Espagne. On peut même être convaincu du contraire. »

Publié par Malaga à 10:17:31 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

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