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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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Le verset du jour | 26 août 2008

Il m'est tombé comme ça, sous le nez, de manière assez bizarre. Serait-ce un signe ? :-)

Sois sans crainte, car je suis avec toi;
N'ouvre pas de yeux inquiets, car je suis ton Dieu.

La Bible, Esaïe 41.10


Facile à lire, facile à comprendre, difficile à prendre ça pour soi... Ca doit être ça la foi, continuer à avancer dans le noir en ayant confiance que la sortie se trouve bientôt là. Arf... j'ai bien du mal en ce moment...

Publié par Malaga à 22:05:16 dans La Bible, ca fait réfléchir ... mais c'est pas grave | Commentaires (4) |

Amis de la poésie, bonsoir | 23 août 2008


Dans ma vie, il y a un ou deux gentils garçons qui m'ont déjà dit que j'étais une fille cultivée et distinguée. Y a pas à dire, l'amour ça rend aveugle... Mes amis-du-top-5 pourraient jurer qu'il n'y a pas plus terre-à-terre que moi.
En ce moment, je loge chez une gentille anglaise qui a des merveilleux lapins. En fait, moi et les animaux à la base on n'est pas trop copains. A part les cochons de lait et les poulets grillés, mais ça ne compte pas.
Pour l'instant la cohabitation se passe plutôt bien. Sauf que leur maîtresse s'est absentée quelques jours. Du coup, ils sont vachement stressés et ils courent partout dans la maison. Ils grignotent tout ce qu'ils peuvent attraper, y compris la peinture des murs. Et surtout, ils chient partout.
Franchement, c'est abuser ! Je retrouve des excréments de lapin sur les fauteuils, sur la moquette. Les 3 premières fois, j'ai ramassé et jeté. Mais là, je ne peux plus supporter l'odeur. Je laisse le nettoyage à la gentille dame payée pour s'en occuper. (ça ne me serait même pas venue à l'idée un tel service, mais il faut dire que pendant les vacances, cela dépanne bien!).

Commentaire d'ami-du-top-5 à qui je raconte ces trucs qui me pourrissent la vie:
- bah mange-les ! Ce sera plus propre après.
- attends, je les laisse le faire à ma place. Tu te rends compte, ces lapins mangent tout. Même leurs propres excréments !
- euh... Je parlais des lapins.

Euh, je crois que je viens une fois de plus de griller ma carte "jeune fille distinguée et pleine de bon goût". J'ai honte.

Publié par Malaga à 01:00:58 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

I need a man [who got no baggage to claim] | 21 août 2008

Une voix magnifique, celle de Melody Gardot. J'adore.

 

Publié par Malaga à 13:34:21 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Pensée de sage | 11 août 2008

Un ami m'a envoyé ce bout de mail il y a quelques jours. Mais c'est tellement vrai que je me devais de le partager...

C'est quand on est sur le départ que tout ce qu'on n'attendait plus arrive. C'est pas la loi de Murphy mais ca y ressemble. C'est logique : décider de partir c'est provoquer le dénouement de  toutes les choses laissées en attente. Des petites choses et des grandes. Par exemple des connaissances qui n'ont jamais fait un pas vers toi et dont tu n'attendais plus rien vont brusquement t'inviter à passer le we chez eux en disant « merde ca fait longtemps qu'on aurait dû le faire », c'est un grand classique du remord pré-aéroport. Il faudrait vivre comme si on devait partir demain, ca illumine tout. (...) Au Burkina,  le roi Mossi chaque vendredi exécute la cérémonie du « faux départ ». C'est un symbole, il fait semblant de se barrer pour provoquer le chœur unanime des sanglots des courtisans, ca solutionne toutes les embrouilles.

J'aimerai trop avoir la classe du roi Mossi moi aussi :D

Publié par Malaga à 12:06:47 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Viens voir le Docteur (Doc Gynéco) | 11 août 2008

Un WE d'Août aux urgences, seule. C'est super glauque.

En fait, ça commence comme un jeu de piste. Tu dois trouver l'entrée. Quand t'as mal au bide, tu pars déjà avec un certain handicap. Tu suis docilement les panneaux et quand il y a marqué "Urgences service gynécologie" tu sais que t'es arrivée. (bah oui, parce que si c'est pour avoir mal, autant que ce soit à un endroit qui te fasse bien chier ahahaha hum passons).
Puis tu arrives devant l'infirmière, tu lui dis "j'ai mal". Et là gentiment, elle te dit sans rire:
- dans ces cas là, faut aller voir votre médecin traitant.
- il est en vacances
- votre gynéco alors
- il est en vacances aussi
- bah faut essayer d'autres gynécos
- ils sont tous en vacances, j'ai essayé.

Bah vi, la pôv femme elle a un gros calendrier d'Août devant sa face, et elle est pas foutu de voir que j'ai épuisé toutes les idées avant de me résoudre à aller les voir, et que je suis arrivée à pied toute seule malgré la douleur et le dédale de cet hôpital. Je lui précise que j'ai pensé à SOS médecins aussi, mais je savais pas comment ça marchait genre la fille pas à court d'idées bref.
- OK, je vais dire au médecin de garde de vous examiner
- Merci

1h plus tard. Personne dans la salle d'attente avec moi. En fait personne tout court dans le service, on est un vendredi soir d'un mois d'Août. Les seules personnes qui passent sont des infirmiers et des aides-soignants qui lancent un 'Bon WE' à la cantonade sans aucune réponse. (à mon avis des collègues jaloux). Mon infirmière qui m'a accueillie si chaleureusement repasse
"ah tiens, il vous a oublié ? Je le rappelle".
(p-e qu'elle a eu pitié de la mare de sang dans laquelle je croupissais - humour)

Elle rappelle le médecin de garde, un jeune interne qui à mon avis ne prendra pas "gynécologie" comme spécialité vu la gêne qui est la sienne dès que je lui dévoile mon intimité. Perso, ça m'a juste gênée à la première consultation mais vu que mon anatomie avait l'air d'être le centre du monde ce WE pour tout le personnel soignant- c'est la fête au slip - franchement on se sent vite décomplexé (un peu comme un certain parti politique...)
Je pense que je pourrais vite devenir naturiste - je blague.

Un rapide tour de la question: bon il faut vous opérer. Demain. A jeun. 8h. Soyez prête. (on dirait un général qui envoie un fantassin à la boucherie). Je remballe le tout et rentre penaude à ma maison.(j'avais pourtant déjà pris mon pyjama en prévision).
Samedi matin, la peur au ventre (et elle seule, pas de petit déj, pas de boisson), je me représente aux admissions des urgences. La femme est étonnée que je n'arrive pas en ambulance, ni en chaise roulante et que c'est moi qui me fais opérer, toute seule comme une grande.
Pareil, même jeu de piste, je vais toute seule vers le service. (que je connais déjà depuis la veille).A gauche, le service maternité, à droite le service gynéco. (non, moi c'est un alien que j'ai dans le ventre, pas un bébé). Ma chambre donne sur une grande baie vitrée qui donne sur l'escalier de secours. La cachette parfaite du voyeur pendant mes soins et tout le tralala, bref. En fait, même pas besoin de se cacher suffit de se mettre en face. Plus fort que le Loft, plus besoin de caméras, l'hôpital !
Brève ellipse temporelle parce que si on devait raconter tous les moments ennuyants à l'hôpital, on n'aurait pas fini, un gentil aide-soignant m'emmène au bloc. Ca ressemble à une chambre froide, en tout cas, ils ont mis la clim à fond. Ca discute vacances, huîtres à Paimpol, le médecin anesthésiste me met le masque sur la figure en me parlant de la grande bleue que j'entrevois et doucement je m'y plonge.
J'ai une faculté d'assoupissement très grande, mais là c'était encore plus rapide que d'habitude. Je ne sais pas combien de temps aura duré l'opération. Je vois simplement une dame qui me sussurre que je suis en salle de réveil. Dommage, l'eau était si bonne.

On me ramène dans ma chambre, c'est comme à la tombola, j'ai gagné une perfusion. J'ai le droit de la trimballer à chaque fois que je veux aller aux WC. Je me sens sale, dépendante et limite grabataire pour chaque mouvement. De gentilles personnes s'affairent au-dessus de ma tête pour vérifier le plic-ploc de ma perf. J'ai l'impression d'avoir 2 ans et que ma mère vérifie si ma couche est pleine. Le genre d'expérience qui te gomme tout ton amour-propre. Parfait pour l'humidité l'humilité. La nuit sera rythmée par le changement de perfs et les allers/venues des aides-soignantes qui ne saisissent pas la nuance entre chuchoter et crier. (ou alors c'est parce que l'hôpital était désert).

Le lendemain, revue des troupes, encore un nouveau général (pardon docteur) qui examine ma croupe " bah c'est bon tout ça, vous pouvez sortir aujourd'hui".Une infirmière me remet des papiers de sortie (diplôme du bon petit soldat/ ou certificat d'aptitude au naturisme ?). Et je me rhabille et remballe mes affaires. Bref passage par la pharmacie de garde.Je rentre chez moi ce dimanche midi, seule.
Seul témoin de cette aventure solitaire en milieu hospitalier un magnifique pansement blanc pour la perfusion. J'ai eu une pensée compatissante pour les jeunes femmes qui vont se faire avorter seule.
Je pense et j'espère que ce week-end restera le pire de ma vie.

Publié par Malaga à 00:37:00 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (6) |

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