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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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L'Amérique, l'amérique, je veux l'avoir et je l'aurai - allez OBAMA ! | 21 mars 2008

Le sport national en France (après les apéros), c'est de critiquer les Etats-Unis. On adore ça. Il y eut une époque où la tête de Turc était Georges W. Bush (après la gestion calamiteuse du 11 Sept et l'entrée désastreuse en 2003 en Irak). Bon, OK, il l'avait mérité cette ire du public.
De manière plus générale, tous les magazines français adorent les formulations du genre "la petite Frenchy qui bouleverse l'Amérique" (en parlant de l'oscar de Marion Cotillard), c'est la transposition du mythe Astérix: la France - ce petit village gaulois qui résiste à l'impérialisme américain.
Bref, j'ai souvent cédé aussi - je le confesse - à cette critique facile. Critique complètement débile lorsque je me rends compte que j'ai très peu d'Américains dans mon entourage proche et que je n'ai jamais mis les pieds outre-Atlantique.

Mais quand les Etats-Unis font quelque chose de bien, on en parle rarement, on déteste les prendre en modèle. Et pourtant...
Prenez l'exemple de Barack Obama, le challenger de Hillary Clinton... Toutes les télés françaises étaient braquées sur leur duel au mois de Janvier. Vous pensez bien, quelle belle affiche: le candidat Noir contre la candidate Femme (de Bill en plus). Et depuis, je n'en ai plus entendu beaucoup parler.
Pourtant, le discours de Barack Obama mérite - à mon sens - plus qu'une brève vu la profondeur de son analyse et l'honnêteté avec laquelle il soulève des problèmes sociaux qu'on a tendance à confondre avec des problèmes raciaux.

D'abord un peu de contexte sur ce discours. Le candidat Obama a dû s'expliquer parce que la presse a sorti des sermons un peu euh tranchés dirons-nous du révérend Wright, son mentor spirituel.
Que disait le pasteur en question ? Il remettait en cause l'attitude impérialiste américaine en matière de politique étrangère sur fond de rhétorique anti-blanc selon ses détracteurs.
Bah franchement, à part la réserve qu'il aurait dû avoir en tant que personne ayant une autorité religieuse (je n'aurai jamais mélangé religion et politique dans un sermon), les critiques que le pasteur Wright a formulées, vous trouvez les mêmes dans le Monde Diplomatique, les milieux alter-mondialistes et beaucoup d'autres cercles intellectuels français. Mais c'est sûr que ce type d'analyse ne passe pas chez nos amis américains beaucoup plus patriotes que nous, en pleine campagne pour l'investiture au parti démocrate.

Bref, passons sur la bourde de cet homme d'église, là où j'applaudis, c'est la manière dont Obama rebondit sur une enième tentative de déstabilisation (le grief habituel :c'est le candidat des Noirs qui veulent prendre leur revanche). Et le discours qu'il sert est à la fois un message fort de fraternité et à la fois une reconnaissance des souffrances des personnes quelque soient leurs couleurs.
C'est tellement plus facile de monter les uns contre les autres. Réunir un pays au-delà des clivages historiques (séquelles de l'esclavage, de la ségrégation raciale aux US.), c'est une gageure - demandez ce qu'en pensent les Afrikaans à Johannesburg 17 ans après la fin de l'apartheid.
Et le discours d'Obama, dans ce sens, est une formidable bouffée d'oxygène pour nos cerveaux habitués à raisonner en terme de "je veux prendre ce que j'estime me revenir de droit et tant pis pour les autres" et de "je veux garder ce que j'estime être à moi et tant pis pour les autres".
C'est facile de surfer sur les divisions (déjà préexistantes) de notre société, de créer un ministère de l'Identité Nationale , (je n'ai toujours pas compris à quoi il servait au fait), le plus difficile est de rassembler les personnes au-delà de ces barrières sans se servir de ce qui est ancré au plus profond de notre être. (la haine de l'autre)
Pendant la campagne présidentielle française, on avait affublé Nicolas Sarkozy de l'épithète "américain".
Et si Sarko l'américain suivait l'exemple d'Obama pour une fois ?

Le discours en VO, la transcription ici .
En VF ici ou et



Publié par Malaga à 17:08:17 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (6) |

A ma place - Nouvelle Star 2008 | 21 mars 2008

Je n'attends pas de toi
Que tu sois la même
Je n'attends pas de toi
Que tu me comprennes
Mais seulement que tu m'aimes
Pour ce que je suis

 

Emission du 19/03/2008 - Eric, Anais, Cindy et Julien en solo - Nouvelle Star 2008 - wideo
Emission du 19/03/2008 - Eric, Anais, Cindy et Julien en solo - Nouvelle Star 2008 - wideo

Publié par Malaga à 15:48:02 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

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