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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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93 390, Clichy-sous-blog ! | 22 juin 2007

Yeah, le 9-3 RePRésent !
Enfin, un blog de Clichy-sous-bois   qui n'est pas hébergé par Skyblog avec une tonne de langage SMS et des abréviations que les moins de 15 ans ne peuvent pas ne pas connaître. Bon, il y avait bien le blog d'AC LE feu sous Blogspot mais apparemment leur webdesigner est daltonien  ou alors ils ont des actions chez Optic 2000 parce que je n'arrive pas à lire plus de 3 lignes sans avoir mal aux yeux.

Bienvenue les jeunes sur la blogosphère et blogguez bien !

Jours tranquilles à Clichy-sous-bois,  blog tenu par trois jeunes Clichois et hébergé chez Libé.

Publié par Malaga à 18:09:47 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (1) |

La Plume contre le poing | 22 juin 2007

On va voir ce que t'as dans le ventre, c'est sûrement ce qu'ont dû penser les gueux de Lussaud. Bon ce serait drôle si il n'y avait pas eu  blessures physiques et dépôt de plainte . Pierre Jourde que l'"élite" parisienne  connaît depuis qu'il a dénoncé et descendu le petit microcosme incestueux dans lequel baignent jury, critique, auteur et journaliste littéraire dans la littérature sans estomac , a écrit plusieurs romans. Dont Pays perdu , qui n'est pas tendre avec une certaine France d'en Bas . .

Manque de bol, les paysans savent lire de nos jours et n'ont pas apprécié le portrait apparemment peu ragoûtant que l'auteur a dressé d'eux. Sur France-infos, c'était radio-trottoir dans le village de Lussaud, on y interviewait les villageois qui s'y sont reconnus.
(avec un fort accent du Massif Central) "bah voui. Quand-t-on sy reconnait, ch'sa fait mal. On se sent comme sali".
Aucune forme de repentance.

Et je me dis: c'est bien triste. Ils n'ont répondu qu'avec les seuls moyens qu'ils avaient, qu'ils connaissaient: le langage de la force. Du coup, ça accentue le caractère "grossier personnage". D'autres personnes avec plus de moyens et d'études peut-être auraient peut-être engagé des poursuites judiciaires contre l'auteur pour diffamation ou qqchose y ressemblant.
Je ne cautionne aucunement l'action violente de ces personnes. Elles auraient dû saisir la justice au motif que leur honneur a été sali.

Néanmoins, le premier à avoir dégainé et ce de manière assez virulente reste Pierre Jourde. Et la portée de ses coups se chiffre en milliers de pages imprimées. Cette estocade a été couronnée de succès (il a obtenu pour ce roman le prix Générations du roman 2003).
Pour autant, peut-on construire sa réussite sur la misère sociale des gens ? Existe-t-il des phrases de destruction massive encore plus dangereuses qu'une baffe ?
Je laisse la question en suspens, n'ayant malheureusement pas lu l'ouvrage.


Quoiqu'il en soit, je condamne fermement la réaction des villageois.
Et les hérauts de la liberté d'expression à tout prix, qu'ils aillent se brosser. (à sa place, j'aurais peut-être écrit une vraie fiction ou fait en sorte qu'on ne puisse pas identifier des personnes...)

Publié par Malaga à 18:01:13 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) |

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