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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

Malaga

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O rage, ô désespoir, ô sénilité ennemie | 18 septembre 2006

Soeurette ayant voulu suivre la successfull way of life de sa grande soeur (je rappelle que je suis écrivaineuse de modes d'emploi...) a décidé de faire une prépa cette année.
Forte de mon expérience et l'oeil humide d'émotion à la seule évocation de cette glorieuse période de ma vie, je prends les choses en main et la coache:
"Bon tu verras, les colles, ce n'est pas si terrible que ça. C'est juste un moyen de vérifier que tu assimiles bien ton cours, et en plus ça t'apprend à t'exprimer en public, à dérouler une démonstration oralement, etc... Quoi? Tu ne sais pas faire ça ? Mais regarde, c'est simple, tu trouves la solution générale, puis avec les conditions initiales, tu détermines une solution particulière, etc...".

Je me la pète un peu - faut croire - feuillette avec amour ses classeurs, reconnaissant ci et là de vieilles connaissances: Snell-Descartes, Planck, Dirichlet et Cauchy-Lipschitz. Je pousse même le vice à lui faire réciter des définitions, comme si j'étais une vieille-fille-colleuse-sadique de chimie à croire que ces qualités soient toutes liées.
Et là, c'est le drame.
J'essaie sur un brouillon de refaire un petit calcul pour l'épater. J'ai eu beau retourner le cahier dans tous les sens, le compte n'était pas bon du tout. Punaise, la honte. Au placard, les bons discours.
Je me demande si c'est le passage par les sciences humaines qui m'a ramolli le cerveau (ou alors le journalisme, c'est tout comme :)  mmmh, je sens que je vais me faire incendier par les non-adeptes de sciences dures ;)

O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Publié par Malaga à 23:46:54 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) |

Au bûcher | 18 septembre 2006

 

 

Ca commence par une petite odeur, pas forte, puis d'un coup, elle prend aux narines, suffocante, une odeur âcre, de brûlé.

J'ai un halogène, ça me coûte une fortune chez EDF et en plus, c'est pas bon pour l'environnement à ce qu'il paraît, mais je n'ai pas assez de lumière dans mon salon alors on fait comme on peut.
Je ne sais pas pourquoi, mais les papillons, les mouches, les mites et les libellules adorent cet halogène. Attirés par le feu des projecteurs on pourrait faire une analogie avec les candidats de la Star Ac, les insectes s'approchent dangereusement de la source lumineuse on dira des plateaux télé, connaissent leur heure de gloire ouais, c'est nous, regardez comment on danse trop bien sous la lumière, et puis c'est la déchéance subite, direction le service des grands brûlés. Il est souvent trop tard, tragique destin funeste pour les uns, oubli médiatique pour les autres.

(Le pire que j'ai eu, c'est une mouche bleue qui a cramé, ça a pué pendant au moins une demi-heure!)

Et les papillons retournent brûler leurs ailes
Pour toucher la lumière
pour énerver l'hiver
Pour un peu d'éphémère

JJG, des bouts de moi

En fait, j'avais un milliard de choses plus intéressantes à raconter ce soir, mais faut toujours qu'il y ait un c$%*^ d'insecte qui vienne s'immoler par le feu et troubler ma quiétude bloggesque.
Zut, quoi.

Publié par Malaga à 00:58:22 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (3) |

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