Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...
Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .
Malaga
Jusqu'au dernier moment, le lieu final aura été un secret jalousement gardé. La raison véritable était surtout que je ne savais pas moi-même ce que j'allais décider :-)
Quand on me posait la question "Et toi, tu fais quoi pour les fêtes ?", je restais évasive, distante et mystérieuse. Parfois, même, je me suis sentie un peu mal à l'aise, comme aggressée verbalement. Comme si c'était une offense que je faisais au Père Noël, lui-même de ne pas fêter Noël au sein d'une famille. Comme si c'était tabou d'avouer qu'à Noël, je voulais me faire plaisir et que cela ne me gênait en rien de le passer seule.
Je voulais faire quelque chose de différent cette année. Surtout après que le médecin du travail m'ait dit "faites attention quand même à votre poids. Vous avez pris 3kgs en un an. " (Après la visite, j'ai parlé avec 6 autres personnes de la boîte qui avaient passé la visite le même jour, ils étaient tous dégoûtés d'avoir pris 3 à 5 kgs en 1 an, on en a conclu que c'était sa balance qui clochait, ouf :-) ). Mais exit quand même le plan "grande bouffe", on sait jamais.
Problème : j'ai UN grand défaut (à part mon sens de l'orientation inexistant, le fait que je sois bordélique et le fait que je ne sois pas ponctuelle) : je ne sais pas faire des choix. J'aime jusqu'à la dernière seconde avoir plein de possibilités (voire aucun choix, n'importe). Ce que je hais par dessus tout, c'est de savoir que dans trois mois, le 17 Mars à 14h23, je devrai faire cela puis à 15h49 je devrai faire ceci.
Et ce trait de caractère se retrouve dans tous les domaines de ma vie: mes études, mes vacances, mon agenda.
Pour Noël, c'est pareil.
Je le répète haut et FORT parce que je sais qu'on peut se sentir vexé lorsque je ne dis pas "oui" tout de suite à une invitation. Mais ce n'est pas du tout contre les gens ni le programme. Je le répète ça n'a rien à voir avec les invitations que je reçois, même si l'idée est super géniale, je n'aime pas m'engager (sauf si c'est 5 minutes avant :-)).
Alors que tout le monde s'affairait, cherchant le menu du Réveillon, les cadeaux pour la famille, j'étais super zen loin de cette frénésie (rhaa ces capitalistes et leur société de consommation ...) J'en éprouvais même une excitation certaine, parce que ne rien prévoir, c'est laisser le champ à tellement de possibilités !
Bref, j'étais incroyablement calme à 2 jours de la fête alors que je n'avais rien de prévu officiellement, que des idées en gestation.
Plan B en dernier recours: j'avais pensé au duc des Lombards avec le trio Emmanuel Bex, Philippe Catherine et Aldo Romano. Mais c'était vraiment le dernier recours.
Première idée lumineuse qui s'est avérée être un plan foireux:
J'ai voulu faire un Noël utile et rendre visite à des personnes âgées seules ou malades. Le problème : par définition si elles sont seules, c'est qu'elles ne connaissent personne. En tout cas, moi je ne les connais pas.
Alors, Miss McGyver, quelle est la stratégie à adopter ? Comment rendre visite à des personnes que tu ne connais pas ?
Mmmh, première option, suivre les 'bons' conseils de ma maman.
Moi: j'aimerais bien rendre visite à des personnes isolées pour Noël
Maman pleine de bonne volonté: ah ouééé, je l'ai déjà fait. Hé bien, c'est facile, tu te pointes à l'hôpital, tu regardes s'il n'y a pas une chambre où il n'y a pas de visiteurs et tu parles à la personne qui est sur le lit.
Moi: ...
Après 3 minutes de silence, j'étais partagée entre un sentiment d'admiration devant tant de spontanéité et un profond étonnement face à tant de naïveté.
Moi : question sécurité, même si c'est la veille de Noël, je ne pense pas que l'on puisse rentrer dans un hôpital comme ça ...
Maman a fini par acquiescer: tu devrais d'abord aller voir l'infirmière en chef.
Devant le fiasco annoncé de cette entreprise hypothétique, j'ai opté pour la deuxième option.
Deuxième option, passer par une association qui organise ce type de visites.
J'en ai appelé 4 dont petit Frère des Pauvres , qui eux m'ont dit : cette année, c'est incroyable la mobilisation ! On a trop de monde ! Par contre, il reste de la place pour aider sur Grenoble ...
Euh merci, mais ça fait un peu loin quand même :-)
Troisième option: mon immeuble regorge de personnes âgées. Et, c'est vrai que je ne les connais pas bien parce qu'on n'a pas du tout les mêmes horaires de vie.Je pourrais les inviter prendre un apéro ... Bah, j'ai pas le temps de faire les courses, ni de ranger mon appart'. Exit les petits vieux de mon immeuble.
Deuxième idée lumineuse - deuxième plan foireux:
J'ai appelé un ami - c'est mieux que le 50/50 ou le vote du public ;-). C'est vrai que ça faisait facilement plus de 6 mois que je ne l'avais pas eu au téléphone. En concoctant un plan à l'arrache, on s'est mal compris, je lui parlais de samedi 13.30 et lui il me parlait de dimanche 13.30 ...
C'est dans ces conditions que je me suis retrouvée sur Paris par un bel après-midi le samedi 24 Décembre à 13.30 sans programme ni ami mais avec un super soleil d'hiver dans la plus belle ville d'Europe. (admirez mon optimisme à toute épreuve :))
Je gare ma voiture près des Champs-Elysées pour me promener. Je pars à pied vers les Tuileries: "Tiens, ce serait plus sympa de descendre depuis l'Arc-de-Triomphe. Demi-tour, en avant marche vers l'Arc de Triomphe. Puis "Au fait, je n'ai jamais visité le Louvre ! C'est le bon jour, tout le monde doit être dans les magasins. Demi-tour, en avant vers le Louvre. Si de là-haut, un extra-terrestre a branché une puce dans mon cerveau et m'observe pour étudier le genre humain, je me demande ce qu'il doit penser en voyant mon comportement et ma trajectoire erratique. (Quand je dis que 5 minutes avant, je ne sais pas ce que je vais faire, c'est pas une blague .)
Petit arrêt sur la grande roue du jardin des Tuileries. Normalement, c'est un attrape-touristes, mais je fais ce que je veux avec mes cheveux :-). En tous cas, de là-haut et avec le temps dégagé qu'il y avait, la vue de Paris était magique et magnifique. Je me demande si un jour, je vais me résoudre à quitter cette ville ... En tout cas, pas tout de suite. Direction le Louvre. Petite ellipse temporelle dans le récit parce que si je racontais tout ce que j'ai ressenti devant chaque oeuvre où je me suis arrêtée... :-)
En sortant, j'avais prévu (troisième idée lumineue - plan pas foireux) d'aller voir un film de Noël (c'est de saison). J'hésitais entre Narnia, le Tigre et la Neige, et Joyeux Noël.
Je me pointe devant le ciné. Je dois décider rapidement et là c'est le choix pas du tout conforme à tout ce qu'on espèrait. Pour donner une idée, c'est comme lorsqu'on commande au restaurant. Quand on consulte la carte, on s'imagine plein de choses délicieuses: en dessert, je prendrai ça et pour le plat ce sera ça. Mais lorsque le serveur arrive pour prendre la commande, c'est toujours à ce moment qu'il explique que LE plat que vous avez mis 3heures à choisir, n'est pas disponible aujourd'hui. Merci de votre compréhension. Et en catastrophe, on choisit un truc qui n'a rien à voir et dont on sera forcément déçu.
Là, en guise de film de Noël, je suis allée voir ... King Kong.
Je n'ai pas été déçue. Mais au moment où l'un se faisait aspirer les bras et la tête par une araignée géante, je me suis demandée quel type de poésie j'étais venue chercher dans ce cinéma à la base :-)
Petite ellipse temporelle parce qu'après je suis quand même allée écouter un concert - très bien au demeurant.
En sortant, vers 22h, j'avais une énorme envie de Nesquik foie gras. Rien d'ouvert sur les Champs à part Fouquet's et Quick. J'ai battu en retraite vers la maison.
En ouvrant le frigo, j'ai vu ... un oeuf rescapé. Toi, tu seras pas perdu pour tout l'or du monde :-) C'était la seule note un peu tristoune de ce Noël: l'omelette à l'oeuf presque pourri. Mais je me suis rattrapée le lendemain question pitance :)
J'ai fini au lit vers 2h30 avec le bouquin des Chroniques de Narnia (faut que je le finisse avant de le voir au ciné).
Un super Noël.
Ce post a été élu post le plus long et le plus barbant de l'année 2005, mais il fallait que j'explique certaines choses :)
Merci à Pablito et Smala, merci à Cedboum pour leur gentillesse, leur patience à mon égard (surtout quand je dois prendre une décision), non vous n'êtes pas mes plans B, Y, Z ou AD.Biz'
Joyeuses fêtes de fin d'année à tous.
Publié par Malaga à 01:17:26 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Malaga à 01:49:20 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) | Permaliens
C'est qui qui a dit que la télé publique c'était nul ?Publié par Malaga à 21:44:44 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (2) | Permaliens
La Brigade Activiste des Clowns (BAC) a placé le samedi 17 décembre
la mairie du Raincy sous tutelle, répondant avec enthousiasme à
l'invitation d'Eric Raoult de mettre les municipalités racaille sous
surveillance.
- Première démesure : kärcherisation de proximité de l'hôtel
de ville voyou, afin de l'expurger de ses dirigeants délinquants qui ne
respectent pas la loi SRU selon laquelle chaque commune doit compter
20% de logements sociaux. On en trouve moins de 5% au Raincy.
- Deuxième démesure : réquisition des locaux municipaux pour les transformer en palaces sociaux.
- Troisième démesure : contrôle inopiné de mariages pour vérifier leur caractère monogamique (et blanc, et riche).
- Quatrième démesure : établissement du couvre-fou, mesure conservatrice de l'état de démence actuellement en vigueur.
Après les mairies de Neuilly-sur-Seine et de Chamalières (par
les Clowns à Responsabilités Sociales), le grand nettoyage des mairies
voyous par l'armée des clowns se poursuit. A suivre...
La BAC will be back.
Texte disponible sur leur site. http://www.brigadeclowns.org/index.php/Accueil
Contacts : 06 60 12 98 30 // 06 64 32 59 34
Publié par Malaga à 18:08:36 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Malaga à 02:31:17 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (2) | Permaliens
Ca papote, ça papote