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Moi, moi et remoi

Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...

Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .

 

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Ames sensibles, s'abstenir. | 04 mars 2005

Je vous aurais prévenues.
Fin de l'histoire d'amour entre mon chinois et moi. J'avais trouvé un petit restau chinois sympa. J'en ai déjà parlé   .J'ai fait plein d'efforts pour revenir là parce que les gens sont vraiment très sympas. Mais cette fois, j'ai choisi. Plus jamais, je n'irai manger là-bas.
Petit flash-back. Au départ, j'allais à un autre restau chinois, plus près de ma boîte qui était pas mauvais. Le problème, c'est que toute ma boîte allait y manger. T'as pas l'impression de faire une coupure. J'ai donc joué à l'autiste et erré ci et là pour échapper à la vue de mes collègues. Et grâce à mon super sens de l'orientation ;-) je suis tombée sur ce restau - boui-boui est le terme plus approprié - chinois ou plutôt asiatique. Enfin ... Elle est Cambodgienne et son mari Vietnamien mais ils font de la nourriture chinoise, cherche pas ... (C'est comme à Paris, la  quasi-totalité des restaus japonais sont tenus par des Chinois, y a une logique dans tout ça ?)
Franchement, ces restaurateurs, ils sont supers sympas, même si je comprends pas tout ce qu'ils disent parce que leur accent est encore super fort. Mais bon, pour commander 2 nems, du riz et du boeuf aux oignons, on se comprend, après que désire le peuple ?
Et en plus, ils m'avaient adoptée en quelque sorte : ils me demandaient comment ça allait le boulot, si je retournais voir souvent ma famille, bref, c'était le bonheur. Je pouvais bien fermer les yeux sur la propreté douteuse du sol et les couverts qui étaient loin d'être lavés à l'eau chaude. Il suffisait que je me concentre exclusivement sur mon assiette sans penser aux conditions d'hygiène dans lesquelles mon plat avait été préparé, et cela faisait mon bonheur.
Aujourd'hui encore, alors que j'avais hyper envie d'aller aux WC, je me suis retenue, parce qu'il fallait passer par la cuisine. Elle est entrouverte alors on devine déjà son état. Mais je me suis dit que si je passais dedans, je n'oserai plus manger n'importe quel plat issu de cet atelier suspect .
Bref, je finissais tranquilou mon assiette. Quand soudain, sans prévenir, un petit cafard est monté sur la table. Ouhla pas très grand, de la taille de la dernière phalange de mon index, mais suffisament grand, pour me faire tourner de l'oeil. J'ai juste eu le temps de réfrener mon envie de vomir tout ce que je venais d'avaler. Mais la petite bête, la maligne, elle se dirigeait ostensiblement vers mon assiette. Je l'ai trucidée à coup d'assiette de nems. (je vous avais prévenus). J'ai posé ma serviette, ai pris mon manteau, ai continué d'arborer un sourire -figé cette fois-ci. J'ai souhaité bon WE à la dame comme d'habitude. Tout sourire, elle m'a dit "à la semaine prochaine !".
Je ne me suis pas retournée.

Publié par Malaga à 21:37:07 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (4) |

Les médias = caca | 04 mars 2005




Finies les posts people, pseudos-réflexions sur la télé-réalité, ou réclame malgré moi pour des animateurs qui ont des yeux magnifiques mais qui sont totalement dénués de tout talent comique. (j'arrête d'écrire son nom sur ce blog parce que sinon, Malaga's world va encore progresser dans le référencement d'animateurs nuls). Voilà, c'est décidé, à partir de dorénavant (expression réunionnaise qui me fait trop marrer), je ne vais blogguer que sur des thèmes intellos.
Whaaarf. Pourquoi chuis pas crédible quand je dis des trucs pareils ?
Blague à part, y a plusieurs choses dont je voulais parler et qui me hérissent le poil en ce moment.


De l'inégalité du traitement médiatique

Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres. George Orwell, La ferme des animaux.(livre génialissime que je ne me lasse pas relire)
C'est pareil pour les gens. Combien de flashs sur la santé du pape ? D'appels pour soutenir Florence Aubenas ? Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire. Je voulais même mettre la bannière de soutien sur mon blog disponible ici mais j'ai pas réussi à la mettre. (on fait ce qu'on peut avec ses 10 doigts de la main gauche).
Mais l'autre jour, sur "Plus clair", j'ai vu la détresse de deux femmes de journalistes : Fabienne Nerac et Osange Silou-Kieffer dont les maris respectifs Fred Nérac et Guy-André Kieffer ont disparu depuis plusieurs mois en Irak et en Côte d'Ivoire dans l'indifférence générale . Ca m'a fendu le coeur de voir la tonne qu'on fait pour Florence Aubenas et le peu d'échos pour les deux autres. C'est tout le problème des médias. On ne peut pas mettre le projecteur sur tout, sinon le lecteur se perd, le pôv piti.
Ceci dit, la photo de Florence Aubenas avec les traits émaciés, la tronche de mort-vivante sur cette vidéo, elle m'a fait un super choc. Comment elle contrastait avec les portraits que tout le monde faisait d'elle ! La pauvre, érigée en sainte pour être allée faire correctement son boulot ... Alors oui, il faut la soutenir, maintenir la pression, mais pas que pour elle, mais aussi pour les autres journalistes français disparus on ne sait où. Merci pour eux.

Les médias ont Alzeihemer
Ca aussi ça me rend malade. Dès que le vent tourne, hop hop hop, on change son micro d'épaule. C'est particulièrement visible dans l'affaire Julia (polémique à la con comme le savent si bien faire nos ennemis les journaleux).

A l'époque de la libération de Chesnot et Malbrunot, les journalistes de France-Infos (mais c'était la même chose sur les autres chaînes) n'avaient pas de mots assez durs pour décrire le député Julia: "grande gueule", "mythomane" (c'était pas exactement le mot, mais c'était quelque chose qui y ressemblait vachement), et autres gentillesses.

Lorsque le message de Florence Aubenas est passé avec son appel au secours vers Mr Julia -même si beaucoup de gens s'accordent pour dire que c'était sûrement sous la contrainte- Mr Julia redevenait l'unique objet de toutes les attentions. Avec multi-courbettes à en vomir "Julia, l'homme de la situation, superman, le dernier recours, etc..." J'étais entrain d'écouter France -Infos mardi soir et les journalistes avaient appelé Julia pour l'interviewer en direct. Le contenu de l'interview était très creux, comme d'hab. C'est le problème de l'info à chaud. On doit meubler une dizaine de sujets avec une vidéo de quelques minutes. A part le message en lui-même qu'on retranscrit, une brève description de la journaliste et le décor spartiate dans lequel ca a été filmé, y a pas grand chose à raconter. Pas d'effets spéciaux, pas de prix d'interprétation, pas de scénario, rien. En fait, il ne reste que des questions. Ce qui n'est pas plus mal, tous comptes faits. Perso, je préfére qu'un article ou qu'un sujet radio me pose des questions plutôt qu'un journaleux avec toute sa suffisance et son arrogance m'explique à moi pauvre auditrice ce qu'il faut penser et/ou comprendre.
Alors l'interview de M. Julia, ça donnait en gros ça :
Julia : Ouais, elle (Florence) m'a appelé à l'aide, ben je suis là si on a besoin de moi. Je sais pas qui sont les ravisseurs, mais je dois les connaître sûrement
Le journaleux : c'est qui, c'est qui ?
Julia : je sais pas, mais je dois les connaître sûrement.
Le journaleux : n'oubliez pas que vous êtes en direct pour France Infos. (sous-entendu : fais un effort mon petit pépére)
Et là, c'était ENORME ! Julia a fait le coup de José Garcia dans "la vérité si je mens 2" je peux pas vous répondre, je passe sous un tunnel, j'ai plus réseau. scriiitch scriiitch click.
Le journaleux de reprendre : c'était Didier Julia en direct sur France Infos.

J'avoue qu'il a fait très pro sur ce coup-là parce que
se faire raccrocher au nez en direct, je sais pas comment j'aurais géré
personnellement.
PTDR !!!

Publié par Malaga à 01:06:11 dans Derrière la petite lucarne, la grosse déception | Commentaires (1) |

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