Poulet aux Prunes de Marjane Satrapi aux éditions de l'Association.
Bah, j'ai pas trop de mal à comprendre pourquoi il a reçu le prix du Meilleur Album de BD 2004 à Angoulême.
Touchant, vibrant, génial.
C'est l'histoire d'un musicien dépressif Nasser Ali Khan qui décide de mourir. Le sujet est plutôt grave, mais on y retrouve toutes les petites touches d'humour qui ont fait la beauté des Persépolis (je vous invite d'ailleurs à lire les 4 tomes chez le même éditeur, l'Association, par contre l'album "Broderies", j'ai trouvé ça très nul)
C'est bizarre, parce qu'on n'a pas du tout le même background culturel et pourtant je me retrouve trop dans ses histoires. (Satrapi est Iranienne et toutes ses histoires se passent là-bas). Ca doit venir du fait que les thèmes qu'elle traite sont universels : les relations entre frères et soeurs, entre parents-enfants,les choix de vie sur le plan professionnel.
Il y a une planche qui me rappelle trop une scène de "Parle avec Elle" d'Almodovar. C'est quand Nasser Ali rêve du poulet aux prunes (son plat préféré) et qu'il voit les seins de Sophia Loren sortir du plat. (dit comme ça, l'album a l'air de partir en live mais c'est comme pour tout, il faut le lire dans le contexte pour comprendre). Bref, cette scène, y a trop la même dans le film du cinéaste espagnol, c'est l'épisode du film muet en N&B où le héros rapetisse.
J'ai cherché un peu sur le Net si y avait un rapport mais apparemment aucun.. tant pis pour le scoop ;-)
Deux répliques cultes de l'album qui feront sourire ceux qui l'ont lu et qui donneront envie aux autres, j'espère, de découvrir cette auteure géniale.
Il est difficile de distinguer un foetus de 4 kgs dans 200 kgs de viande.
Je vais mourir et mon fils me pète au nez.
Ca papote, ça papote