Je me pose la question de fermer cet espace de manière assez récurrente.
Mais j'ai une addiction délicieuse (et chronophage diraient mes employeurs): l'écriture.
Rien à dire de plus, sinon que les archives sont plus sympas à lire que les billets actuels...
Pour anticiper vos questions, je suis une fille. J'écrivais des modes d'emploi. Maintenant, ce sont des articles.
Pour les fleurs et autres commentaires constructifs, préférez mon mail .
Malaga
<< RTFM | Viens, voir, le doc-teeeurr | 3h30 >>
Bref moment de répit aujourd'hui dans ma vie trépidante : la visite chez le médecin de travail. Pendant tout le trajet en métro, je me chantais le même couplet dans la tête pour me rassurer. "Viens, voir, le docteur; viens, voir, le docteur; non n'aie pas peur. En fait, j'étais un peu stressée par cette visite. Rapport au traumatisme de mon enfance où notre médecin de famille - bien que très sympa, très douce et très patiente, avait malheureusement hérité du même physique que la sorcière dans Blanche-Neige.
Quand on est adulte, on fait la part des choses. Par contre, quand on est petit... Avant même qu'elle ne mette la pointe de son stéthoscope sur ma petite peau fragile, j'étais tétanisée par la peur. Et apparemment, je n'étais pas la seule. Si vous vouliez savoir où se trouvait le centre de PMI de B.; il suffisait de suivre les cris des enfants effrayés.
Bref, j'aime pas les docteurs, et ça remonte à loin. Je n'y vais que quand je suis au bord de l'apoplexie, et encore. Rien qu'à l'idée de devoir y aller, je guéris ! Alors vous pensez bien qu'aller chez le docteur quand on est en pleine forme, c'est moyen.
Je me pointe donc à l'heure indiquée.
Une gentille infirmière? assistante ? secrétaire ? Bref une blonde à blouse blanche m'accueille, sympa. Formalités d'usage. Nom, prénom, etc... (elle a quand même buté sur le mot "rédaction technique"; ça va me suivre toute ma vie ça j'ai l'impression....)
Et là, c'est le drame. (à prononcer façon TF1 ou M6)
Elle me tend le petit gobelet en plastique. En fait, c'était ça qui me stressait : devoir faire pipi sur les ordres de quelqu'un. Chuis trop rebelle ;-) Et ça m'avait fait tellement stressée que j'avais pas pu tenir et j'avais vidé ma vessie 1h avant.
Donc problème. Je me suis appliquée quand même (rebelle, mais pas trop ;-) ) et j'en suis venue à cette conclusion. Soit :
- je ne suis vraiment pas douée
- faut vraiment être un mec et s'être entrainé toute une vie pour bien viser.
Super intéressant, le post, aujourd'hui :-)))
Après cette mise en jambe poétique et ce grand moment de solitude vient la consultation en elle-même.
Expéditive.
Déjà, le docteur, il ne te voit pas du tout en habits normaux mais directement en sous-vêtement. Comme premier contact, c'est pas top. Je me suis souvent demandé dans quel état un médecin devait se retrouver en fin de journée. Voir défiler des corps mi-nus, des bourrelets en veux-tu, en voilà; des peaux boutonneuses, purulentes, pleines d'eczema; tout cet étalage de chair, parfois flasque; beuark, beuark, beuark. En plus niveau hygiène, c'est vraiment pas super... (faire un bac+7 pour en arriver là, faut vraiment la vocation).
Et puis, c'est l'interrogatoire.
"-Vous fumez ?
- non
- vous faites du sport ?
- non
- vous avez des varicese
- non
- du diabète ?
- non
- de l'asthme ?
- non
etc pendant une vingtaine de questions...
Une sorte de formulaire administratif. Précis, direct, sans fioriture. Il devrait faire de la rédaction technique ce médecin.
La visite ? Torchée en 10 minutes. RDV dans un an, Mr le médecin du travail...
Publié par Malaga à 02:07:03 dans Ah, si j'avais un avion | Commentaires (0) | Permaliens